Les commandes fondamentales de Linux/Arborescence Linux
De Linux France.
Voici l'arborescence d'un système Linux classique (note: cela fait l'objet d'une convention appelée FHS):
[modifier] Répertoires vitaux
Ne pas en modifier le contenu (ou les détruire!) à la légère, sous peine de menacer la stabilité ou les principales fonctionnalités du système.
- /home
- contient les répertoires personnels des comptes d'utilisateurs. Mon ordinateur recèle par exemple un compte « adelcros » que j'utilise en permanence, tous mes fichiers personnels sont dans le répertoire « /home/adelcros ». Un autre utilisateur de ma machine se logue en tant que « gorka » et stocke ses fichiers dans le répertoire « /home/gorka ». Il n'est pas à proprement parler vital pour le système mais recèle les données les plus précieuses... bien entendu dûment fréquemment sauvegardées...
- /var/mail
- le courrier électronique reçu par la machine pour ses utilisateurs, qui attend d'être relevé. Très précieux car difficile à recouvrer en cas de destruction intempestive.
- /
- le répertoire racine, tous les autres en dépendent. On n'a donc pas, comme sous MS-DOS et Windows, des lettres désignant chacune un endroit où stocker des fichiers. Les lecteurs sont harmonieusement montés dans des répertoires de l'arborescence.
- /bin
- contient des binaires dont Linux a besoin. On y retrouve par exemple nombre des commandes étudiées.
- /tmp
- accessible par tous les utilisateurs du système, il permet de ne pas encombrer son répertoire personnel par des fichiers que l'on souhaite de toute manière rapidement détruire ou modifier. Certains programmes ne fonctionnent pas sans lui.
- /var/spool
- sert de file d'attente. Les données lentement traitées (par exemple à imprimer) sont stockées dans ces files d'attentes jusqu'à ce qu'elles soient traitées.
- /usr
- contient grosso modo tout ce qui concerne les exécutables utiles à tous les utilisateurs, par exemple le répertoire « /usr/bin » qui contient des binaires et des scripts.
- /usr/local
- on y met ce qu'on veut, mais surtout les fichiers qui ne sont pas habituellement livrés avec Linux ainsi que des créations personnelles utilisées par tous ceux qui emploient la machine (celles que je me réserve sont dans « ~/bin »).
[modifier] Technique
Ce dont seul l'administrateur système doit se soucier. Dans ces répertoires on ne bricolera qu'à coup sûr, car certains bitouillages hasardeux peuvent crasher le noyau ou endommageront des fichiers.
- /dev
- contient une multitude de fichiers dits spéciaux. L'un d'eux correspond à mon disque dur. Chaque fichier spécial permet de communiquer avec un périphérique auquel, dans la plupart des cas, le noyau communique les données que l'on y écrit. Ce que le périphérique produit est disponible en lisant son fichier spécial.
- /proc
- communique directement avec des variables et constantes du noyau.
- /etc
- fichiers de configuration. On y retrouve par exemple le fichier « /etc/[[passwd », qui définit certains éléments des comptes d'utilisateurs.
- /sbin
- contient des binaires du système réservés à root. On y trouve par exemple shutdown, qui permet d'arrêter le système.
- /mnt
- point de montage de tout ce qui ne va pas dans « /media »
- /usr/lib
- bibliothèques nécessaires au fonctionnement des logiciels.
[modifier] Moins vital... mais gare!
- /usr/X11R6
- tout ce qui concerne X Window (les bibliothèques, les binaires, la documentation...).
- /lost+found
- contient des données sans domicile fixe, perdues à cause d'un gros bug, d'une avarie (disque en panne) ou d'une avanie (extinction inopinée de l'ordinateur) qui laisse un peu de chaos dans l'organisation par ailleurs parfaite de ce qui est écrit, par exemple dans un fichier ou un répertoire. Le binaire fsck, périodiquement automatiquement lancé lors de l'amorçage, se charge de détecter les débris et de les placer dans ce répertoire.
- /media
- point de montage des supports de stockage qui ne sont pas à poste fixe, donc par exemple les disquettes, CD, DVD, « clés USB »...
- /opt
- logiciels optionnels, non intégrés à la distribution